Imprimer les positifs pour 2026

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Le monde ne donne peut-être pas l’impression d’être un havre de positivité et de lumière en ce moment, notamment en ce qui concerne l’environnement et l’apaisement des tensions mondiales, mais rappelons-nous qu’il existe de nombreuses bonnes nouvelles, en particulier dans le secteur de l’imprimerie et du papier.

Qu’il s’agisse des taux de recyclage qui continuent de se rapprocher de leurs limites maximales ou de l’abandon progressif des emballages en plastique au profit d’alternatives à base de papier-carton, l’industrie du papier et de l’imprimerie a de nombreuses raisons de se réjouir. Et comme les entreprises et les organisations du monde entier continuent de mener des recherches et d’investir dans l’une de nos ressources les plus durables, cette année s’annonce riche en nouvelles raisons de se réjouir.

Un taux de recyclage parmi les plus élevés au monde

L’Europe reste en tête au niveau mondial en matière de recyclage du papier, comme l’a révélé en juillet l’annonce selon laquelle le taux de recyclage de l’ensemble des produits en papier a atteint 75,1 % en 2024. À l’échelle européenne, les emballages en papier-carton affichent les taux de recyclage les plus élevés parmi tous les matériaux d’emballage, avec un chiffre impressionnant de 83,1 %.

Grâce à une meilleure gestion du flux de déchets et à une sensibilisation accrue des consommateurs, ces taux de recyclage élevés se reflètent aux États-Unis, où le taux de recyclage s’élève à 68,2 % en 2024. « Le marché européen du papier destiné au recyclage fonctionne bien et nous sommes en bonne voie pour atteindre l’objectif de recyclage que nous nous sommes fixé, à savoir 76 % en Europe d’ici 2030 », a déclaré Valeria Salvadori, présidente du Conseil européen du recyclage du papier. « Le papier est le matériau le plus recyclé dans l’UE et le secteur européen du papier établit des références mondiales en matière de taux de recyclage, ce dont je suis très fière. »

Les énergies renouvelables : la source d’énergie dominante

L’année dernière a marqué une étape importante dans le domaine de l’énergie : en octobre, il a été annoncé que les énergies renouvelables avaient dépassé le charbon en tant que première source mondiale d’électricité au cours des six premiers mois de l’année. Malgré une demande croissante en électricité à l’échelle mondiale, la croissance des énergies solaire et éolienne a été si forte qu’elle a permis de couvrir 100 % de cette demande supplémentaire, contribuant ainsi à une légère baisse de la consommation de charbon et de gaz.

Par ailleurs, au Royaume-Uni, un nombre record de projets d’énergie renouvelable a reçu le feu vert en 2025, ce qui a stimulé la croissance des parcs éoliens offshore. Cet essor a été porté par les demandes de construction de nouvelles installations de stockage par batterie, dont le nombre a presque doublé, tandis que le nombre d’autorisations d’aménagement accordées pour des projets éoliens offshore a été sept fois supérieur à celui de 2024.

L’industrie papetière européenne, qui compte parmi les plus grands consommateurs industriels d’énergies renouvelables et dont l’activité repose à plus de 60 % sur ces énergies, se réjouira de cette augmentation.

La preuve que le papier est plus durable que les supports numériques

En matière de traitement et de mémorisation des informations, on sait depuis longtemps que le support papier l’emporte sur le numérique ; c’est pourquoi la plupart des établissements scolaires préfèrent que les élèves utilisent du papier plutôt que des appareils électroniques pour apprendre. Cependant, les supports numériques restent le moyen de communication dominant grâce à leur coût relativement faible et à l’idée reçue selon laquelle ils seraient plus respectueux de l’environnement.

Si les acteurs des secteurs du papier et du développement durable savent bien que ce n’est pas le cas, les preuves tangibles étayant les affirmations des entreprises selon lesquelles le numérique serait moins nocif pour l’environnement se faisaient rares… jusqu’à présent. Une étude menée par des chercheurs de l’Oeko-Institut en Allemagne a révélé que l’impression est moins nocive en termes d’émissions de gaz à effet de serre que ses équivalents numériques, avec une empreinte carbone pouvant atteindre un cinquième de celle du numérique.

L’équipe a étudié le cycle de vie d’une brochure imprimée et d’une annonce de journal, ainsi que d’un fichier PDF et d’une bannière publicitaire, en s’appuyant sur des mesures effectuées dans des imprimeries en Allemagne, en Autriche, en Suisse et aux Pays-Bas, ainsi que dans des centres de données situés en Europe centrale. Dans presque tous les cas, le potentiel d’émissions de gaz à effet de serre lié à l’impression était nettement inférieur à celui du support numérique.

Du plastique au papier

Au cours des 12 derniers mois, les entreprises et les marques ont redoublé d’efforts pour réduire considérablement la quantité de plastique utilisée dans leurs emballages, en le remplaçant par des alternatives à base de papier-carton qui acquièrent très rapidement les mêmes propriétés barrières, capables de protéger des produits de tous types. Parmi les exemples les plus intéressants, on peut citer l’utilisation par M&S d’emballages en papier-carton certifiés FSC pour sa gamme de sous-vêtements pour hommes « Essentials », le lancement par Tetra Pak en Espagne de la « première barrière au monde » à base de papier pour les emballages de jus de fruits, ainsi que le développement en Norvège d’une solution à base de papier pour l’emballage de matelas haut de gamme.

Le règlement de l’UE sur les emballages et les déchets d’emballages fixant des objectifs ambitieux en matière de recyclage de tous les matériaux d’ici 2030, les entreprises de toute l’Europe redoubleront d’efforts en 2026 pour renforcer le caractère circulaire de leurs emballages, le papier et le carton étant les matériaux les plus évidents à utiliser.

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